Après deux journées passées à animer les débats et les travaux de la Conférence nationale 2020 de l’UEC, puis une semaine à engager la mise en route des chantiers politiques qui en sont issus, j’ai enfin le loisir de m’exprimer sur ce week-end et de revenir sur ses perspectives.

Un mot d’abord sur la situation sanitaire. Avec à l’esprit la multiplication dramatique des cas positifs et contacts, les équipes en charge du respect des règles sanitaires ont fait preuve durant ces deux journées d’une vigilance exemplaire. Je tiens à les en remercier. Nous restons attentifs à suivre les annonces éventuelles de cas contacts parmi les participant·e·s de l’événement pour les en informer aussitôt.

Comme espéré, l’application de ces mesures n’a rien enlevé à la qualité des débats et à la chaleur de nos échanges. Je sais l’appréhension que peut représenter la participation à un événement national organisé en Île-de-France, pour des jeunes à l’engagement politique récent, plus habitué·e·s à l’action politique concrète auprès des étudiant·e·s dans leur fac. Ainsi, la plus belle réussite de cette Conférence nationale est sûrement d’avoir réussi, dans un contexte pourtant difficile, à entretenir un sentiment général de joie dans les rencontres et dans le travail.

Je tiens à remercier mes camarades, qui ont fait preuve d’une bienveillance et d’un respect mutuels exemplaires tout au long du week-end. Nous continuerons de nourrir cette confiance, dans chaque espace de l’UEC, en faisant vivre les valeurs communistes dans l’action collective. Je tiens également à remercier nos invité·e·s qui ont tenu à enrichir les débats de la Conférence nationale et à apporter leur soutien aux étudiant·e·s communistes dans cette période trouble et pleine de luttes, que ce soit en présentiel ou par vidéo. Nous poursuivrons ces échanges dans notre engagement commun pour les étudiant·e·s et les jeunes qui se mobilisent pour transformer la société, dans notre pays et à travers le monde.

La révolution a besoin des étudiant·e·s, les étudiant·e·s ont besoin de l’UEC. C’est avec à l’esprit cette résolution ferme que, durant deux journées, nous avons travaillé à enrichir le texte et la feuille de route de la Conférence nationale. Avec ce texte, chaque étudiant·e communiste a de nouveaux outils pour comprendre comment les étudiant·e·s peuvent participer à changer la société, en s’engageant dans toutes les batailles révolutionnaires de notre temps. Dans les mois et les années à venir, nous continuerons de confronter nos idées aux mouvements réels pour leur faire gagner toujours plus de force auprès des étudiant·e·s. La feuille de route, quant à elle, permet à l’UEC de tirer des conséquences pratiques des travaux de la Conférence nationale. Nous voulons engager un travail ambitieux de structuration et de mise en action politique sur les campus : nous nous en donnerons les moyens nécessaires.

En partant de la réalité des mobilisations étudiantes et en se donnant des objectifs clairs, la Conférence nationale participe à son échelle au travail de rassemblement des jeunes et des étudiant·e·s dans la lutte politique. Ainsi, elle a mandaté le Collectif national nouvellement élu, à l’unanimité, de coordonner ce travail partout où des étudiant·e·s souhaitent y participer. Cette direction, renouvelée et rajeunie, est issue de vingt-sept établissements et de filières allant des sciences humaines aux sciences fondamentales, de l’histoire aux études de pharmacie, en passant par le génie civil. Nul doute qu’elle saura relever les défis de demain avec le sérieux, la créativité et l’enthousiasme nécessaire.

Pour l’heure, notre campagne « Étudier c’est travailler » continue de mobiliser les étudiant·e·s, qui feront bientôt atteindre les 6000 signataires à la pétition pour un revenu étudiant. Le contexte sanitaire, d’une gravité extrême, nous oblige dans les prochaines semaines à nous adapter pour permettre à chaque étudiant·e·s de rejoindre la bataille politique malgré les dispositions prises par le gouvernement. Consacrons-y toute notre énergie et notre intelligence. A très vite dans les luttes !