Rassemblés en conférence nationale le weekend dernier, les étudiant·e·s communistes ont eu l’occasion de débattre et développer leurs réflexions sur les batailles de notre Union, parmi elles la solidarité internationale entre les étudiant·e·s. Dans ce contexte particulier de pandémie de Covid-19 mais également de profusion des discours fascisants, il nous est apparu comme primordial de réaffirmer et de travailler au renforcement des solidarités étudiantes en rendant possible la création d’espaces de dialogues et de discussion avec les organisations progressistes d’Europe et du monde entier. Comment se manifeste cette ambition à l’UEC ?

Tout d’abord notre texte souligne que “L’internationalisation des luttes connait un développement historique avec la transnationalisation des mobilisations”. Les batailles pour l’égalité et la justice incarnées ces dernières années par les mobilisations féministes, écologistes et antiracistes démontrent le potentiel internationaliste des mouvements sociaux en cours, même si leur forme locale est toujours spécifique.

De plus, la pandémie de Covid-19 souligne indistinctement la précarisation des jeunes et étudiant·e·s à travers le globe qui perdent leurs jobs et met en avant la nécessité d’un revenu étudiant reconnaissant le travail des étudiants pendant leurs études, comme en France ou au Québec.

A l’échelle Européenne le processus de Bologne, dénominateur commun de la néolibéralisation de l’Enseignement supérieur, ferme la porte de l’enseignement supérieur et de la recherche aux plus précaires et insère des logiques concurrentielles là où l’on aurait au contraire besoin de plus de coopération et d’échanges.

Partout, il existe la même nécessité de “développer la solidarité internationale de renforcer les liens de solidarité entre les mouvements étudiants et leurs organisations à travers le globe”. Nous devons être capables de descendre dans la rue avec les mêmes mots d’ordre dans le monde entier.

Cette ambition passera par un travail de correspondance, de dialogue et de rencontres, de formations communes avec nos partenaires internationaux. La présence de nos camarades portugais, maliens et Palestiniens, lors de notre conférence Nationale mais également les témoignages vidéo de nos amis Libanais, Indiens, Irlandais, Belges, Allemands, Italiens, Espagnols, Bulgares sont un premier pas dans ce sens. Accentuons et rendons plus régulières ces pratiques, mettons collectivement à disposition de cette coopération nos outils politiques que sont Clarté, la Semaine de la pensée féministe et la Semaine de la Pensée Marxistes.

Enfin, agiter le mot d’ordre internationaliste n’est en rien suffisant. Comme disait Lénine dans Que faire ?, “en faire un de ces petits mots conventionnels qui, comme les sobriquets, sont consacrés par l'usage et deviennent presque des noms communs”. La solidarité ne va pas de soi, c’est une mission exigeante, une responsabilité, un risque à prendre. L’internationalisme incarne au sein du mouvement communiste l’une des tâches politiques les plus importantes. Cette bataille constitue un des principes directifs pour notre Union, la combinaison d’une connaissance fine des batailles révolutionnaires menées par nos organisations sœurs et de la mise à disposition d’espaces de dialogues internationalistes mènent à un enrichissement mutuel en termes d’expériences tactiques et pratiques. Des batailles internationales sont à construire, à toutes les échelles, en nous appuyant sur les revendications communes des étudiant·e·s et des campagnes communistes qui y répondent. Nous serons au rendez-vous.