Un Collectif National renouvelé, la preuve d’une politique de cadre féministe réussie

Diversifiée, rajeunie et féminisée : la Conférence nationale des 24 et 25 octobre dernier furent l’occasion de renouveler la direction nationale de l’UEC. On peut alors poser le bilan d’une politique de cadre féministe entamée depuis quelques années au sein de l’UEC. Une politique qui vise à faire rentrer des femmes à des postes de directions, à l’échelle locale et nationale. Là où l’UEC avait un Collectif National composé à majorité d’hommes avec une très petite minorité de femme nous sommes parvenues à faire inverser la tendance. C’est par la reconnaissance de la compétence politique des femmes, que l’on pourra penser et mettre en œuvre nos revendications révolutionnaires.

Le nouveau Collectif National élu est majoritairement composé de femmes, respectivement de 19 étudiantes et 11 étudiants Tout cela a été rendu possible par la politique de féminisation des instances dirigeantes de l’UEC. Pour autant, même si nous pouvons nous en réjouir, il faudra toujours pérenniser cette pratique car rien n’est acquis dans le temps. Nous dirigeantes de l’organisation, nous nous y efforcerons jour après jour.

Une politique de cadre féministe, ce n’est pas seulement une majorité de femmes dirigeantes au sein de notre organisation. C’est aussi et surtout, une réflexion constante de la place des femmes dans le mouvement communiste et des pratiques d’organisation qui se retrouve changées, plus saines mais tout aussi combatives. La lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans la société, contre le patriarcat et pour le féminisme matérialiste ne peut se faire que si nous avons une pratique exemplaire et intransigeante au sein même de notre organisation. C’est ce sur quoi le Collectif National travaillera au quotidien.

Une liste de vœux pour entamer le travail théorique et organisationnel au sein de l’UEC

Les vœux de la feuille de route qui ont été votés ce week-end par les étudiant.e.s communistes sont riches et variés. Ils dévoilent la diversité des enjeux auxquels peuvent être confrontés les étudiant.e.s mais aussi l’UEC dans son insertion sur les universités. L’objectif est toujours de travailler dans le réel, et c’est pour cela que la direction nationale de l’UEC s’efforcera à remplir, un à un tous les voeux formulés par les étudiant.e.s communistes.

Le travail de la direction nationale sera porté autour d’une réflexion sur l’écologie. Les débats de la Conférence Nationale l'ont démontré, le mouvement communiste accuse d’un retard en matière de théorie politique et de revendication de sur ce domaine. Nous produirons d’ici peu des travaux théoriques et des outils politiques afin de s'insérer pleinement dans les enjeux auxquels nous sommes confrontés dans l'action politique à la fac.

Mais le Collectif National n’arrêtera pas là sa réflexion. Il y a d’autres enjeux auxquels les étudiant.e.s sont confronté.e.s. Nos combats pour le féminisme, pour l'antiracisme, la lutte contre la précarité étudiante mais surtout pour un revenu étudiant animerons toujours nos débats.

De nombreux travaux sont d’ores et déjà enclenchés. C’est sur cette lancée que nous allons continuer à travailler.

Volonté d’une nouvelle direction transparente et ouverte sur l’ensemble des militant.e.s

Une autre volonté est ressortie des débats de la Conférence Nationale de l’UEC. Les étudiantes et étudiants communistes demandent plus d’ouverture du Collectif National sur le reste de l’organisation. Nous nous impliquerons alors dans la tâche d'impliquer toujours plus des étudiant.e.s hors du CN dans ses travaux. Les moyens mis à disposition des militant.e.s sont bien évidemment les formations, les stages, mais le journal Clarté doit devenir également un incontournable auprès des étudiant.e.s communistes et plus largement auprès des étudiantes et étudiants. C’est par la création d’un comité de rédaction au sein du Collectif National et en visant l’implication d’un maximum d’étudiant.e.s à la rédaction d’articles que nous y parviendront.

Par ailleurs, dans une volonté réaffirmée de rassemblement, nous avons entamé une démarche d'intégration dans le Collectif national des jeunes communistes désignés par l'ANA du MJCF pour travailler sur les questions étudiantes.