Par le Comité de rédaction


Au début du mois d’avril, à la Maison des examens d’accueil dans le Val-de-Marne, plusieurs étudiant·e·s en BTS, cas contact voire positifs au Covid-19, ont été contraint de passer leurs examens, malgré le risque, sous peine de sanctions. L’erreur a été depuis « rectifiée », Jean-Michel Blanquer ayant annoncé un dispositif spécialisé pour ces étudiant·e·s. Il s’agira alors, pour les étudiant·e·s en situation d’échec, d’avoir accès à un accompagnement personnalisé pendant deux mois, dans la perspective de repasser les épreuves en juillet.

La mesure interroge, tout d’abord sur sa faisabilité. Comment mettre en place un accompagnement personnalisé en si peu de temps ? Mais surtout, la situation sanitaire, dont les conséquences, qu’elles soient psychologiques ou financières, ne semblent pas vraiment permettre aux étudiant·e·s de préparer correctement leur examens en juillet. Aussi, comment faire pour les étudiant·e·s se trouvant dans la nécessité de travailler durant les grandes vacances pour financer leurs études ? Dans ce contexte difficile, plusieurs étudiant·e·s appellent à l’annulation des examens au profit du seul contrôle continu.

Ce nouvel épisode en dit long sur la manière dont le gouvernement gère la crise. Si le maintien des examens dans un premier temps témoigne de son manque d’anticipation, la mise en place d’une deuxième session d’examens en juillet montre son mépris des réalités des conditions d’études dans la construction de politiques pour faire face à la crise.