Fondé au début des années 1920 sous l’impulsion du groupe d’étudiant·e·s communistes Clarté Universitaire, le journal Clarté incarna dès sa création des idées démocratiques et progressistes, qu’il continua de porter durant tout le XXe siècle. Mais nous ne nous étendrons pas ici sur l’Histoire du journal, qui fera d’ailleurs l’objet d’un projet porté conjointement par les étudiant·e·s communistes et des chercheur·se·s dans les mois et années à venir.

C’est pour répondre à la nécessité de mieux partager les idées communistes avec les étudiant·e·s que ce journal a été recréé en 2020, au format numérique. Mais au-delà de cette volonté de transmission d'idées, de valeurs, d'exigences communes pour l'avenir : concrètement, en quoi Clarté peut-t-elle devenir un outil de premier plan pour les étudiant·e·s communistes, ainsi que celles et ceux qui souhaitent faire de l’université un lieu d’émancipation, de démocratie et de progrès scientifique ?

La refondation de Clarté s'est faite dans l'objectif d'avoir une plateforme où l'on peut débattre sur le fond de l'actualité, de nos contenus de cours et des batailles révolutionnaires des étudiant·e·s. Grâce à elle, il est également possible de faire connaître l’action politique des étudiant·e·s communistes sur leur campus.

Antiracisme, campagne pour le revenu étudiant, mais aussi lutte contre la LPR et respect des règles sanitaires à la FAC : c’est cette volonté d'articuler la théorie et la pratique que Clarté entend défendre et amplifier. Il s'agit du journal des étudiant·e·s, communistes ou non, qui peuvent en être les lecteur·rice·s, mais aussi les acteur·rice·s. En premier lieu, il s'agit évidemment du journal des étudiant·e·s communistes, qui sont toutes et tous appelé·e·s à contribuer à Clarté.

Depuis le début du mois de juin, plus de 30 articles ont été publiés, soit une moyenne de 6 articles par mois. Ces chiffres gagneront à être augmentés en mobilisant l’ensemble des étudiant·e·s communistes et de nos camarades qui s'engagent à nos côtés sur les campus. Continuons également d'inviter des militant·e·s, dirigeant·e·s, élu·e·s et intellectuel·le·s à contribuer, comme l'ont fait Yasmine Boudjenah, maire-adjointe à Bagneux, et Jean Quétier, doctorant en philosophie à l’université de Strasbourg.

Sur la feuille de route tirée des travaux de la Conférence nationale 2020 de l'UEC, les idées sont nombreuses pour améliorer Clarté et élargir son audience. On pourrait les résumer en ces quelques points : les améliorations techniques à apporter au site internet de Clarté, l'approfondissement des contenus, la diversification des formats comme par exemple avec le podcast, le développement du journal comme outil de formation auprès des camarades, la diffusion d'une newsletter, et enfin la multiplication des initiatives de relais de l'action politique sur les facs.

La mise en place d’un comité de rédaction permettra à Clarté de mettre en œuvre l’ensemble de ces décisions et de développer et amplifier la dynamique de tout ce qui a été fait depuis que le journal a été relancé.