Par le comité de rédaction


On sait déjà que l'application de la réforme de l'assurance-chômage serait une catastrophe pour tous les travailleurs et travailleuses en contrat précaire. Leurs indemnités baisseront en moyenne de 27% pour une économie de 2 milliards pour le gouvernement. Dans certains cas, le montant journalier pourrait baisser jusqu’à 40% soit une pénalisation encore plus grande pour les personnes en contrat à temps partiel. Par ailleurs, près de 190 000 salarié·es en contrat court perdront leurs indemnités dès la première année. Pour les personnes en congés maternités, elles perdraient des indemnités, une absurdité de la réforme reconnue par la ministre du travail elle-même.

L’abrogation de la réforme de l’assurance-chômage a été une revendication centrale dans les cinquantaines d’établissements culturels occupés depuis ces dernières semaines, notamment par des étudiant·es en théâtre.

À l’Assemblée Nationale, le groupe de la gauche démocrate et républicaine (GRC) propose une réponse parlementaire avec une proposition de projet de loi pour des mesures d’urgences en faveur de des intermittents de l’emploi qui sera examinée le 17 juin.

Après la réforme des retraites en 2019, le gouvernement entend ainsi une nouvelle fois s’attaquer aux droits des travailleurs et travailleuses dans un contexte où la crise sanitaire a eu des conséquences catastrophiques sur l’emploi.